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Frédéric JOUBREL et Gatien LACOSTE performent à l’Ariégeoise.

L’Ariégeoise version 2023 n’a pas failli à sa réputation : une très belle organisation, les parcours proposés ont été difficiles (le mur de Lacrouzette a fait parler de lui ! ) et somptueux au niveau des paysages traversées, un balisage précis (avec de nombreux panneaux incitant à la prudence aux endroits dangereux), et en prime, le soleil était au rendez-vous.

de g à d R. BOUCLIER, S. VERGNES A. SERRES et J. NEGRE

Une dizaine d’adhérents du SVC s’est engagée à cette édition 2023 de l’Ariégeoise. Tout d’abord, un grand respect à Greg ANDRE, qui n’a pas hésité à effectuer l’Ariègeoise XXL et son parcours marathon de 204 km, avec un D+ de 4100 mètres, qu’il a conclu en 10h10’ d’efforts, sous la chaleur !

Parmi les 7 engagés à l’Ariégeoise, le Président, Simon VERGNES a montré l’exemple en terminant 35ème du classement scratch, en 5h14’ et 27,9 km/h de moyenne. S’il a franchi le Port de Lers avec les meilleurs, Simon a un peu « coincé » dans l’enchainement Col d’Agnès – col de Latrape et n’a pas vraiment apprécié le mur de Lacrouzette. Quelques minutes après son arrivée, Frédéric JOUBREL a franchi la ligne en 44ème position, vainqueur, comme l’an passé dans sa catégorie d’âge. Puis Robin BOUCLIER (76ème du scratch, 10ème de sa catégorie) et Antoine SERRES (77ème) finissent en 5h33’. Frédéric MICALEFF a pris la 169ème place en 6h01’, Vincent JAUROU, qui s’est régalé, la 289ème position en 6h24’, 40 secondes devant Daniel RIVIERE (36ème de sa catégorie d’âge).

Gatien LACOSTE a réalisé une superbe performance dans la Mountagnole XXL ((130 km/ 2 900 mètres de D+), qu’il termine en 10ème place (6ème de la caté M1) en 4h29’ et 28,6 km/h de moyenne. Jonathan NEGRE réalise, lui aussi, une belle perf, en terminant 27ème du classement scratch.

Lucie BONHOURE finit 8ème féminine de la Mountagnole. Elle s'est régalée de grimper le Port de Lers, en dépassant de nombreux coureurs (hommes). Lucie a trouvé le Mur de Lacrousette très dur, mais les encouragements du public l'ont aidé à grimper jusqu'au sommet. ET l'ambiance l'a stimulée pour bien finir, avec un bon mal aux jambes ... mais il lui tarde déjà l'an prochain !!!


Frédéric JOUBREL nous évoque son Ariégeoise 2023.

"Cela a été une journée "bananes". Dès la veille, cela a bien commencé. En allant chercher mon dossard, j'ai eu la bonne surprise d'obtenir un dossard privilégié, du fait d'avoir terminé la Mountagnole 2022, 1er de mon groupe d'âge. Du coup, psychologiquement, je suis parti le matin, à 5h30, très détendu, tellement détendu que j'en ai oublié mes 2 bidons qui sont restés bien au frais, dans mon frigo. J'ai eu heureusement la chance de trouver le stand Overstim, qui ouvrait un peu avant 7h30, afin d'y acheter un grand bidon et un sachet de boisson. "T'auras assez de bananes" ? me demande Simon, qui vient de me rejoindre. Oui, j'en ai pris 3. En effet, je fonctionne avec ça depuis longtemps et ça me réussit.

Départ contrôlé, pas trop énervé, le peloton file à belle allure jusqu'aux premières pentes du col de Port de Lers et là : ça part très vite, le rythme des premiers fait exploser cet immense peloton. Je vois Simon s'éloigner inexorablement et, cette fois-ci, je me mets d'entrée de jeu dans mon rythme perso. Vu le dénivelé à cumuler sur les 145 bornes, il vaut mieux gérer sur la durée. Première fois que je vois une cyclo avec si peu de plat. On montait puis on redescendait et ... rebelote !

F. JOUBREL vainqueur dans sa cat égorie d'âge

A Oust (km 70), nous sommes 6, une petite portion plate nous fait grimper la moyenne kilométrique, l'entente se fait à merveille, sans réclamer quoique ce soit, chacun prend son relai et ce petit peloton file à presque 40 km/h. Début du col de Sarraillé, j'entends le 1er du groupe dire à son pote :"là, il faut gérer". Et puis, le bougre, il appuie.. on en perd un, puis un autre et puis... moi. Seul, je continue, j'ai l'habitude de rouler en solo. Je vois au loin un gars seul, ça me motive pour aller le chercher, ce qui m'aidera à passer le col. A plusieurs reprises, je vois au loin les 2 gars qui m'ont lâché et je m'accroche. Et là, c'est le bazar : nous sommes rejoints par les coureurs de la Mountagnole et pas les plus rapides... Obligés de slalomer et de s'excuser pour les doubler.

On démarre l'ascension du dernier col, il y a des coureurs partout, ça zigzague, sans m'en rendre compte, pour garder la niaque et les doubler, je ne perçois pas le dénivelé. Au fur et à mesure que ça monte, je me rends compte que c'est dur. J'en vois un puis deux qui marchent à côté de leur vélo. Ah mais, oui, je suis sur le 32 dents. En plein soleil, je vois le sommet au loin tout la-haut. Ouf, ça va piquer. Je me fais doubler par 2 jeunots de l'Ariégeoise, allez, je m'accroche !!! Pas longtemps, les cuisses me rappellent à l'ordre, sinon ça va partir en crampes. Je modère et je maintiens. Je me souviendrai du Mur de Lacrouzette ! Passé le ravitaillement, ça continue de monter gentiment. Je relance et j'essaie de perdre le moins de temps possible. Je rattrape "un Ariégeois" et ça descends. Je vais me faire plaisir... moins facile cette descente que les précédentes, je fais une erreur de trajectoire et je me calme. Je double une tenue du SVC sans reconnaitre le porteur du maillot. Je me fais rattraper par un bon descendeur, j'emboite derrière lui et je ne le lâche plus. Cela dure un sacré moment, j'en ai mal à la nuque et je commence à avoir les bras raides.

Enfin une portion de plat, il était temps. On se regroupe à 7 ou 8, mais nous ne sommes que 3 à prendre des relais. Un grand gaillard passe devant et tire un long bout droit. Je lui prend le relais et quand je regarde derrière : personne !!! Je vais à son niveau et lui dis : "on n'est que tous les 2, on a intérêt de bien s'entendre". Il me répond : "j'ai plein de crampes". Il m'annonce qu'il reste 2 petites patates bien raides avant l'arrivée. Effectivement la première est courte, mais elle fait très mal, juste pour me rappeler que je suis limite crampe. Mais ça passe. Le reste sera un sentiment de finish plaisir, il fait chaud mais je sais que c'est la fin. Passage de la voie ferrée, mais il n'y a pas de train ! ouf !!!Et petit sprint final, inutile mais pour le fun. Je termine 43ème sur 1 000, Simon est 35ème, pas si loin !!!"


Dimanche, un groupe de VTTistes du SVC a participé à la Rando VTT des Martys, sur un circuit tracé dans la Montagne Noire Audoise et Tarnaise. Laure, notre Vice-Présidente, se souviendra longtemps de cette superbe Rando proposant un joli parcours et une belle organisation, qu’elle a fini aux urgences, accompagné par les pompiers. Bilan : 4 côtes cassées et une commotion cérébrale ! Nous lui souhaitons un rapide rétablissement !


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