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Le SVC au Ronde van Vlanderen (Tour des Flandres)


Les 5 Flandriens du SVC

Depuis tout môme, je me passionne pour le Tour des Flandres que je suis assidûment, chaque année, à la TV... depuis exactement 50 ans, en 1973, avec la victoire d'Eric Leman devant Freddy Maertens et Eddy Merckx.

Eric Leman (déjà victorieux en 1970 et 1972) a la particularité d'avoir remporté "le Ronde Van Vlaanderen" à 3 reprises, tout comme les autres flandriens Johann Museuw, Tom Boonen et le Suisse Fabian Cancellara.

Alors poser ses roues sur les Monts mythiques du Kopenberg, Vieux Quaremont ou Patersberg, c'était un rêve qu'Hervé Chartier, Joffrey Slagmulder et moi-même avons réalisé ce samedi 1er avril (et c'est pas un poisson). Éric Slagmulder et Philippe Morival, le Parisien du SVC, ont déjà participé au Tour des Flandres amateurs, par le passé.


Les 5 membres du SVC se sont retrouvés la veille de l'épreuve, au Mont St Aubert, hôtel que venait de quitter les pros de Groupama FDJ, pour se rapprocher de Bruges, départ de l'édition 2023.

Le samedi matin, sous la pluie, le vent du Nord et un ressenti de température frôlant les 5 degrés, un vrai temps flandrien, les 5 se sont rendus à Oudenaarde, au coeur des Flandres, pour prendre le départ, sur 2 distances différentes, parmi 16 000 participants flamands essentiellement, mais aussi venus d'autres pays du Nord de l'Europe ou des pays voisins comme les Pays-Bas, l'Allemagne où l'Italie. Joffrey et Philippe se sont élancés pour 145 bornes et ont vécu quelques péripéties comme un pneu qui rend l'âme sur les pavés disjoints et humides. S'arrêter, changer le pneu et la chambre, avec des doigts engourdis, sous une pluie glaciale n'est pas des plus agréables... et des dizaines de participants ont vécu ces crevaisons.

Quant à Eric, Hervé ou moi-même, pas le moindre incident technique !!! Au bout de 10 bornes le long de canaux puis de l'Escaut, sous un ciel bas en guise de seul horizon, se dresse, d'un coup, le Kopenberg : le Mont réputé le plus dur des Flandres que même les pros finissent parfois à pied. En effet, c'est un boyau étroit et tout droit, mal pavé, avec un passage à 23%. Nous y arrivons avec une certaine appréhension. Et après 400 mètres de dure grimpée, où il devient de plus en plus difficile de rester stable sur son vélo, un cycliste se met en travers, met un pied au sol et tous ceux qui le suivent sont obligés de mettre pied à terre et pousser leur vélo. 100 mètres plus loin, est disposée, sur le côté, une rampe de lancement qui nous permet de finir le Kopenberg en vélo, avec la même fierté que si nous avions gravi le Tourmalet ou le Galibier.

2ème passage délicat, quelques km plus loin : le Mariaborrestraat suivi du Steenbeek-Dries, 2 000 mètres de pavés en faux plat montant et descendant, et finissant par un passage à 7%. Pas facile d'y rouler relativement vite, mais tout en freinant de peur de chuter par vitesse excessive. Mais comment font les pros pour y rouler à plus de 40 km/h sans chuter ? Nous passons les autres monts (Taaienberg, Berg Ten Houte...) plus facilement, la confiance et la fatigue générant moins d'appréhension.

A Renaix (Ronse en flamand), un super ravitaillement met Éric de bonne humeur. Le Mur pavé à la sortie de la ville, le Oude Kruisberg, a quelque peu figé son sourire devenu grimaçant !!! L'avant dernier Mont du parcours est le Vieux Quaremont (Oude Kwaremont en flamand), une longue montée assez régulière où plus tu monte vite, plus tu es stable en haut des pavés... un régal ! L'enchaînement avec le Patersberg fait des dégâts, chaque année, dans la course des professionnels. Nous sommes sur une petite route plate, un virage à droite et se dresse un mur pavé de mauvaises intentions. A mi pente, sur des pavés rendus de plus en plus glissants, par une pluie incessante, 2 concurrents s'accrochent juste devant moi et m'obligent à poser pied à terre, tout en lâchant un juron. Quelques mètres plus loin, je demande à un spectateur francophone : "tu me pousses, comme ça je repars en vélo". A l'issue d'une magnifique poussette, je retrouve le coup de pédale et peux franchir en vélo le dernier Mont, les 16 derniers km sont tout plat, le long d'un grand axe sans intérêt.

Nous franchissons la ligne d'arrivée, tout crottés, le vélo tout boueux, mais un sourire jusqu'aux oreilles d'avoir terminé, sans incident, un Monument de l'histoire du cyclisme !

Le soir, après une douche bienvenue, la bière Belge (bien évidemment) va couler à flot !!!



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